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Six ans après les événements de Promets-moi un printemps, Fabienne Dubois mène une vie presque rêvée. Elle adore son emploi dans une maison de soins palliatifs, peint plus que jamais et vit toujours avec son amoureux Fred. De plus, elle a fait une grande découverte en apprenant qu’elle était autiste, un diagnostic qui a redéfini son passé et illumine son quotidien.

Le roman s’ouvre sur la mort de sa mère, qui lui a légué un duplex à Saint-Auguste-sur-Mer, un village du Bas-du-Fleuve. Fabienne pense d’abord tout simplement le revendre, mais une fois sur place, l’immeuble défraîchi la charme; le petit patelin et ses habitants la ravissent; elle a le coup de foudre pour le fleuve et ses grèves… Autant d’imprévus bouleversent Fabienne, habituée à une routine bien établie. Il y a aussi autre chose. Ou plutôt quelqu’un : Charles, un revenant de l’Ouest canadien, qui retrouve Fabienne à un moment critique de sa relation avec Fred. Ce qui s’annonçait comme un week-end sans histoire hors de la ville devient soudainement pour Fabienne l’occasion de plus d’une remise en question. Le mirage d’une vie comme neuve ondule à l’horizon du fleuve. Fabienne osera-t-elle? Et si oui, jusqu’où?

Après la dépression, l’auteure explore un nouveau thème, l’autisme au féminin, qui interpellera de nombreuses lectrices et leur entourage.

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Extrait

« J’fais pas juste exister : je vis, main­tenant ! J’ai fait semblant pendant 36 ans, tu vas quand même pas me reprocher d’enfin être moi ? »

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Avez-vous déjà lu un discours à des funérailles ? Tous les yeux rougis étaient braqués sur moi et attendaient que je craque. Les gens surveillaient la faille, le trémolo dans ma voix, le mot qui me couperait la gorge. Personne aurait voulu être à ma place, surtout pas avec ce que j’avais à dire.
J’me suis raclé la gorge et j’ai tapé sur le micro deux fois. Le silence qui a suivi était superbe. L’église était remplie mais muette. J’ai fait durer le suspense jusqu’à tant que Friedrich, assis au premier banc, me fasse signe que j’exagérais.

« Merci d’être là pour ma mère. Avant de mourir, Brigitte m’a demandé de vous dire quelque chose. »

J’ai fait une pause et j’ai regardé le crucifix au mur. J’ai hésité avant de continuer, mais ma mère méritait que je livre ses dernières volontés.

« Elle m’a demandé de vous dire qu’elle vous emmerde. »

On en parle

Quelques années après avoir reçu un diagnostic d’autisme, l’écrivaine et artiste-peintre Mélissa Perron offre un deuxième roman savoureux et très émouvant, Belle comme le fleuve. Elle y raconte le parcours lumineux de Fabienne Dubois, une héroïne elle aussi marquée par ce diagnostic qui a complètement redéfini son passé.
—Marie-France Bornais, Le journal de Montréal, 21 aout 2021

Une histoire toute en tendresse, en remise en question et en douce vérité. (...) le lecteur se laisse emporter par cette histoire, jolie, pleine d'umanité et surtout assez divertissante. 
Polar, noir et blanc, octobre 2021

Belle comme le fleuve fait du bien. D'abord grâce à son personnage de Fabienne, lumineuse, drôle, charmante, colorée. Puis par ces descriptions et ses paysages faciles à s'imaginer. 
Les Versants, octobre 2021