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À Sable-Rouge, en Gaspésie, pendant la dernière guerre, une femme s’assoit chaque jour sur un banc, face à l’océan, dans l’attente d’un improbable retour. Vingt ans plus tôt, une goélette, construite par son père et baptisée en son honneur la Lady Céleste, a pris la mer en emportant l’homme qu’elle aime. Mais la goélette n’est jamais revenue et la femme attend toujours. Elle dit que seul le retour de la Lady Céleste lui rendra son nom; d’ici à ce jour, elle est mademoiselle Personne. Autour de cette petite boiteuse à tête de lutin, fantasque et irraisonnée, gravite une galerie de personnages : Marie l’Indienne, qui veille jalousement sur elle; Émile Bourgeois, ami d’enfance et éternel soupirant; Jack, le gardien de phare; Justin, le jeune journaliste venu de la ville. Et bien sûr Will, le capitaine qu’elle a trop brièvement connu, l’homme qui, en achetant la Lady Céleste, s’est aussi emparé de son âme. Quatre protagonistes – Justin, Will, Émile et Céleste elle-même – racontent à tour de rôle un bout de l’histoire, permettant au lecteur de reconstituer un drame tissé par ce que le genre humain a de pire et de meilleur en lui. La langue de Marie Christine Bernard est organique, océane et aérienne : tantôt touchante comme une brise, tantôt déchaînée comme la mer en furie, tantôt odorante comme les corps repus d’amour et l’iode des grèves gaspésiennes.

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Lauréat
Prix littéraire France-Québec 2009
Lauréat
Prix littéraires Abitibibowater 2008